Combien de loyers impayés avant une expulsion : aucun nombre n'est fixé, mais une procédure en étapes avec des délais

Combien de loyers impayés avant une expulsion : aucun nombre n’est fixé, mais une procédure en étapes avec des délais

20/10/2026
Combien de loyers impayés avant une expulsion : aucun nombre n’est fixé, mais une procédure en étapes avec des délais
20/10/2026

En bref

Le document de préfecture lu ne cite aucun nombre de loyers : il décrit des étapes et des délais. Il donne six semaines au locataire pour régulariser après le commandement de payer, d’autres pages deux mois selon la date du bail ; le juge peut accorder jusqu’à 36 mois de délais ; l’expulsion est interdite pendant la trêve hivernale.

Les pages de cette recherche répondent par des durées en mois. Voici les étapes avec leurs délais d’après un document de préfecture, ce qui interdit une expulsion, puis le seuil de l’impayé pour l’aide au logement.

Pas de nombre de loyers, des étapes

Êtes-vous locataire ou bailleur ? Le document de la préfecture des Pyrénées-Atlantiques décrit la procédure pour dette locative, sous réserve des décrets d’application de la loi du 27 juillet 2023. Elle ne cite aucun nombre de loyers : elle fixe des étapes.

ÉtapeDélai indiqué
Commandement de payer6 semaines pour régulariser
Assignation, puis audienceAudience 6 semaines au minimum après l’assignation
Décision de justiceDélais de paiement de 36 mois au maximum possibles
Commandement de quitter les lieux2 mois au maximum pour restituer le logement
Réquisition de la force publique2 mois pour que le préfet se prononce

Ce qui diverge selon les pages

Les pages de praticiens ne s’accordent pas sur le déclencheur : un huissier écrit que l’expulsion est possible dès deux mois de loyers consécutifs impayés, un site juridique qu’aucun montant minimum n’est exigé et qu’une seule échéance suffit. Pour le délai de régularisation, le document de la préfecture indique six semaines, quand deux autres pages donnent deux mois selon la date du bail. La date du bail et le texte en vigueur décident : vérifiez-les auprès de l’ADIL ou d’un avocat.

Six semaines pour régulariser

Par un commissaire de justice, le bailleur demande au locataire de payer. Le locataire dispose de six semaines pour régulariser ou convenir avec le bailleur d’un plan d’apurement. Il peut aussi saisir le juge pour obtenir des délais de paiement, de 36 mois au maximum, ou contester la dette. Le commandement est signalé à la CCAPEX.

L’audience et la décision du juge

À défaut de règlement, le bailleur peut saisir le juge pour faire constater la résiliation du bail. L’assignation est notifiée au préfet, qui demande un diagnostic social et financier pour le juge.

Le juge peut prononcer l’expulsion ou accorder des délais de paiement, de 36 mois au maximum, avec maintien dans les lieux si la capacité financière du locataire le permet et s’il a repris le paiement du loyer courant. Si le bail est résilié, l’occupant devient « sans droit ni titre » et doit une indemnité d’occupation fixée par le juge.

Quitter les lieux : deux mois et la force publique

Après la décision, un commandement de quitter les lieux est délivré : l’occupant dispose d’un délai maximum de deux mois, et peut saisir le juge de l’exécution pour un délai supplémentaire. Si le logement est toujours occupé, le commissaire de justice demande le concours de la force publique au préfet, qui dispose de deux mois pour se prononcer et saisit la CCAPEX pour avis.

Ce qui interdit une expulsion

Important

Une expulsion ne peut pas intervenir entre 21 heures et 6 heures, le dimanche et les jours fériés, ni pendant la trêve hivernale, généralement du 1er novembre au 31 mars. Forcer une personne à quitter les lieux sans le concours de la force publique est passible de trois ans d’emprisonnement et de 30 000 € d’amende.

Calendrier mural d'hiver dont deux mois sont rayés

L’aide au logement et le seuil de l’impayé

Pour l’aide au logement, l’impayé est constitué de dettes de loyers et de charges dont le montant doit atteindre deux mois de loyers et charges, ou l’équivalent de trois loyers résiduels. Ce seuil concerne l’aide, pas l’expulsion. Le respect d’un plan d’apurement permet de conserver le droit à l’aide. Pour une autre protection du bailleur, voir la garantie contre l’éviction.

Pour votre situation, l’ADIL, un avocat ou la CCAPEX renseignent selon la date du bail.

Sources

  • Préfecture des Pyrénées-Atlantiques, diaporama « La procédure d’expulsion », 2024

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Rédigé par
La rédaction d'UtilePourMonLogement
La rédaction d'UtilePourMonLogement lit les textes qui encadrent le logement : loi du 6 juillet 1989, décrets sur les charges et les réparations locatives, code civil, fiches de service-public.fr et de l'ANIL. Elle vérifie chaque délai, chaque plafond et chaque montant à sa source, avec sa date, et cite ses sources principales en fin d'article. Elle n'est ni juriste ni agente immobilière et renvoie à un professionnel dès qu'un litige est engagé.

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